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ROULEZ AU GRAND JOUR : LA PETITE HISTOIRE

 

Comment le périple à vélo d’un seul homme est-il devenu un mouvement national pour la santé mentale? 

Tout commence en 2010 quand Michael Schratter, un professeur et chroniqueur de Vancouver, entreprend un long voyage à travers le monde dans le but d’amasser des fonds pour la division de la Colombie-Britannique de l’ACSM et de sensibiliser les gens à la stigmatisation associée aux problèmes de santé mentale. À vélo, il parcourt 40 000 kilomètres, visite 33 pays et 6 continents, et, au fil de ses rencontres, il encourage les gens à faire leur part pour déstigmatiser la maladie mentale. Sur son site Web, M. Schratter détaille les contributions et publie des témoignages, des photos et des réflexions tirés de son périple.  

L’année suivante, les filiales de Vancouver-Burnaby du nord et de l’ouest de Vancouver et la division de la C.-B. de l’ACSM reprennent le flambeau, puis amassent 75 000 $ avec l’aide de 500 participants. 

Aujourd’hui, Roulez au grand jour est l’événement cycliste le plus important du genre au Canada. Chaque année, il rejoint plus de 25 communautés réparties dans 8 provinces et près de 10 000 participants. À ce jour, l’événement a recueilli plus de 10 millions de dollars pour soutenir des programmes et des services de proximité en santé mentale partout au Canada. 

Quelques mots de Michael Schratter 

 « Pourquoi je roule? C’est simple, je roule pour mettre la santé mentale en lumière. » 

L’inspiration du périple de 40 000 km de Michael Schratter naît durant son enfance. «J’ai grandi en Colombie-Britannique dans les années 80. Comme bien des gens, j’ai regardé, stupéfait, la force et l’endurance que déployait Terry Fox pour combattre le cancer. » Dans sa jeunesse, comme les préjugés sur les troubles mentaux sont bien ancrés, Michael Schratter consacre une quantité énorme d’énergie mentale et émotionnelle à cacher ses problèmes de santé mentale  

« Je me suis dit, et si je pouvais créer un petit cirque médiatique autour d’une idée audacieuse, soit de faire le tour du monde à vélo en affirmant haut et fort qu’il n’y a rien de mal à admettre que l’on a une maladie mentale, peut-être que ça inspirerait d’autres personnes à parler publiquement de leur maladie, que cela susciterait une certaine empathie, que ça normaliserait le sujet et que l’on pourrait enfin en finir avec la peur et l’incompréhension qui sont à la base de la stigmatisation. »  

« Nous savons qu’une personne sur cinq au Canada sera touché par la maladie mentale au cours de sa vie, ce qui représente environ 7 millions de personnes. Où sont donc ces personnes? » 

Michael mise sur ses forces personnelles et ses compétences professionnelles d’enseignant et de journaliste, puis donne l’exemple en parlant ouvertement de santé mentale. Selon lui, il est crucial que les personnes atteintes de troubles mentaux soient visibles.   

« Car c’est cette vaste majorité qui peut présenter une autre image, à la fois réaliste et humaine, des troubles mentaux et ainsi contrebalancer la représentation sensationnaliste et négative que dépeignent trop souvent les médias et l’industrie du divertissement. » 

« La stigmatisation se développe dans cette espace que nous lui laissons en étant invisibles. En nous révélant au grand jour, elle disparaît. » 

Ce qui a commencé par une démonstration de force et de bravoure, un tour du monde à vélo en solo, est devenu un mouvement national pour la santé mentale. 

Professeur, père et mari, Michael vit aujourd’hui à Vancouver et encourage les gens à entreprendre leur propre tour. « Ne laissez pas les histoires négatives prendre toute la place. Racontez la vôtre. » Puis, en repensant à son aventure en solo, il ajoute : « Quand on roule au grand jour, nous ne sommes jamais seuls. » 

 

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